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images-2-copie-2.jpg« De quoi s’agit-il ?

La mondialisation c’est l’intégration croissante des économies et des sociétés à travers le monde.

Il s’agit d’un phénomène inévitable de l’histoire de l’humanité. L’échange de biens et de produits, d’informations, de connaissances et de cultures ne pouvait que rapprocher les peuples. Au cours des dernières décennies, cette intégration mondiale s’est réalisée de manière spectaculaire et très rapide à cause des innovations technologiques, du développement des communications, des sciences, des transports et de l’industrie.

A la fois catalyseur et conséquence des progrès de l’humanité, la mondialisation est malheureusement un processus délicat. Les défis et les problèmes énormes qu’elle pose obligent de l’étudier avec soin. La vitesse avec laquelle les changements ont eu lieu est assez troublante et de nombreuses sociétés veulent en garder le contrôle et la gestion.

En quoi suis-je concerné ?

La mondialisation a été au cœur des débats les plus houleux de la décennie passée. Ceux qui critiquent les effets de la mondialisation ne parlent généralement que de ses aspects liés à l’intégration économique. Celle-ci se produit lorsque les pays réduisent leurs barrières, par exemple, en levant leurs taxes douanières et en s’ouvrant aux investissements étrangers et au commerce international. Les opposants à la mondialisation se plaignent du fait que les inégalités de l’actuel système de commerce international favorisent les pays développés au détriment des pays en développement.

Les partisans de la mondialisation affirment, eux, que les pays tels que la Chine, l’Inde, l’Ouganda et le Vietnam doivent leur remarquable succès dans la réduction de la pauvreté au fait d’avoir intégré l’économie mondiale.

Les opposants à la mondialisation leur rétorquent que le processus est préjudiciable aux populations des pays en développement car il est source d’exploitation, de perturbations massives, et leur apporte en fin de compte peu d’avantages.

Comment les pays pourraient-ils profiter des avantages de la mondialisation ? Il faut pour cela que la communauté internationale assainisse le climat du commerce international (en réduisant par exemple les subventions agricoles et les barrières douanières favorables aux pays développés) et mette en place un système plus équitable.

 

 

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Histoire de la mondialisation

La dernière vague de mondialisation qui a démarré en 1980 a été causée par la combinaison des progrès enregistrés dans les transports et la communication et de la demande d’investissement étranger des grands pays en développement qui s’ouvraient au commerce international.

Cette vague est en fait, la troisième d’un phénomène commencé en 1870.

La première vague a eu lieu de 1870 au début de la Première Guerre mondiale. Elle a été favorisée par les avancées dans le secteur des transports et par la réduction des barrières douanières. Le niveau des exportations a doublé pour atteindre 8 % suite au développement spectaculaire du commerce international.

Cette situation a provoqué une migration massive de personnes à la recherche de meilleures opportunités d’emploi. Près de 10 % de la population mondiale se sont déplacé vers de nouveaux pays. 60 millions de personnes ont rejoint l’Amérique du Nord et d’autres pays du Nouveau monde. Le même phénomène s’est produit dans des pays densément peuplés comme la Chine et l’Inde où des populations sont allées vers des pays moins habités tels que le Sri Lanka, le Burma, la Thaïlande, les Philippines et le Vietnam.

La fin de la Première Guerre mondiale a marqué le début d’une nouvelle ère de protectionnisme. Des barrières commerciales (taxes) ont été érigées, entraînant une stagnation de la croissance économique mondiale ainsi qu’une baisse des exportations et des revenus qui sont retourné au niveau de 1870.

L’après Seconde Guerre mondiale, a également été marquée par une deuxième vague de mondialisation. Celle-ci a eu lieu entre 1950 et 1980 et s’est focalisée sur l’intégration entre les pays développés. L’Europe, l’Amérique du Nord et le Japon ont ainsi rétabli des relations commerciales à travers une série d’actions destinées à libéraliser le commerce.

Les pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement ont grandement profité de cette intégration et ont considérablement développé leurs économies. Les pays en développement, incapables de commercialiser d’autres produits que leurs matières premières, sont eux restés à la traîne.

Certains pays ont profité de la mondialisation.

*                Chine : Les réformes entreprises par ce pays lui ont permis d’enregistrer le taux le plus élevé de réduction de la pauvreté du monde. Le nombre des pauvres y a chuté de 250 millions en 1978 à 34 millions en 1999.

*                Inde : Ce pays a réduit de moitié l’incidence de la pauvreté au cours des deux dernières décennies.

*                Ouganda : La pauvreté a été réduite de 40 % dans les années 90 et le taux de scolarisation a doublé.

*                Vietnam : D’après les enquêtes menées sur les ménages les plus pauvres, ceux-ci ont vu leurs conditions de vie s’améliorer de 98 % au cours des années 90. Au moment où il a entrepris ses réformes, le gouvernement a mené une enquête sur les ménages. Six ans plus tard, la consultation des mêmes personnes a révélé une réduction spectaculaire de la pauvreté. Les populations disposaient de plus de nourriture et les enfants allaient à l’école. La libéralisation a été l’un des facteurs qui ont permis au Vietnam de réussir dans sa lutte contre la pauvreté. Le pays est parvenu à la réduire de moitié en seulement une décennie. L’intégration économique a fait augmenter le prix des produits vendus par les agriculteurs pauvres — riz, poisons, noix de cajou. Elle a également permis de créer de nombreux emplois dans les secteurs de la chaussure et du vêtement, des emplois plus rémunérateurs que les opportunités existant jusque là au Vietnam.

d’autres n’ont pas su en profiter.

*                De nombreux pays africains n’ont pas réussi à tirer avantage de la mondialisation. Leurs exportations se sont limitées à un nombre réduit de produits de base.

*                De l’avis de certains experts, la mauvaise qualité des politiques et des infrastructures, la faiblesse des institutions et la mauvaise gouvernance ont contribué à marginaliser certains pays.

*                D’autres experts pensent que ce sont des conditions climatiques et une situation géographique défavorables qui ont constitué un frein pour certains pays. Les pays enclavés, par exemple, éprouvent souvent des difficultés à concurrencer les autres sur les marchés mondiaux des produits manufacturés et des services.

Au cours des dernières années, des protestations se sont élevées aux Etats Unis et en Europe sur les effets de la mondialisation. Par contre, selon une enquête récente menée par The Pew Center (a), un tas de pays en développement soutiennent fortement différents aspects de l’intégration — le commerce et l’investissement direct en particulier. En Afrique subsaharienne, par exemple, 75 % des ménages déclarent qu’il est bon que les multinationales investissent dans leurs pays.

Que fait le monde?

David Dollar, de la Banque mondiale, décrit la mondialisation comme un train à grande vitesse pour lequel les pays doivent “construire une plateforme ” pour pouvoir y monter. Cette plateforme est une base qui permet de s’assurer que le pays fonctionne bien. Elle comprend : le droit de propriété, l’Etat de droit, l’éducation et la santé de base pour tous, des infrastructures fiables (des ports, des routes, une administration douanière), etc.

Les organisations internationales, telles que la Banque mondiale, les agences d’aide bilatérale et les ONG, travaillent au côté des pays en développement à construire cette base pour leur permettre de se préparer à intégrer le marché mondial.

Lorsque les gouvernements ne parviennent pas à établir cette plateforme et à fournir les services de base, les pauvres ne peuvent bénéficier des avantages offerts par la mondialisation et se retrouvent à la traîne.

Il est également essentiel que les gouvernements gèrent convenablement leur pays. Comment les agences extérieures pourraient-elles faire la différence s’ils sont corrompus ou incompétents ?

Que puis-je faire ?

*                Informes-toi sur le monde et les évènements en cours.

*                Deviens volontaire. Consulte les sites UN Volunteer (a) ou Idealist pour trouver les différentes opportunités de volontariat à travers le monde afin d’encourager le développement durable.

Si tu vis dans un pays développé :

*                Recherche ton service national de volontariat.

*                D’autres options te sont offertes sur les sites UN Volunteer (a) ou Idealist.

*                Consulte d’autres sites à la page suivante : Engage-toi!.

*                Informe-toi sur le montant des financements octroyés par ton gouvernement à l’aide bilatérale et multilatérale, et plaide auprès de ton gouvernement pour qu’il donne davantage. Voir les niveaux de l’aide publique au développement (APD) par pays.

Si tu vis dans un pays en développement :

*                Reste à l’école, étudie et apprend.

*                Offre tes services aux personnes qui en ont besoin.

*                Encourage les autres enfants et jeunes à rester à l’école et à faire du volontariat.

*                Informe-toi sur les montants que ton gouvernement reçoit à travers l’aide au développement et initie des actions pour t’assurer que les fonds publics sont dépensés de manière appropriée ».

 

« source youthink.worldbank”

Tag(s) : #Lexique
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