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La situation de l'emploi en Tunisie reste marquée par d'importantes pressions tant sur le plan quantitatif que qualitatif. La demande additionnelle d'emploi connaîtra, au cours de la prochaine période, un accroissement sans précédent accompagné d’une augmentation importante de la part des diplômés de l'enseignement supérieur.

Une étude sur les mécanismes de financement de la micro-entreprise a été réalisée par le Ministère de l’Emploi et de l’Insertion Professionnelle des Jeunes en étroite collaboration avec la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS), et l’appui technique de la Banque mondiale avait pour principal objectif d’analyser la situation des microprojets financés par la BTS en 2000, 2002 et 2004 afin d’apprécier la contribution des financements consacrés à la création d’activités durables, à la création de nouveaux emplois et à l’amélioration des niveaux de revenus des bénéficiaires. Cette étude a été effectuée sur la base d’une enquête menée en 2006 auprès d’un échantillon représentatif des bénéficiaires des années 2000, 2002 et 2004.

La Banque Tunisienne de Solidarité : Une banque pour la promotion de la micro entreprise !

La Banque Tunisienne de Solidarité (BTS) créée en 1997, occupe aujourd’hui une place centrale au sein du dispositif national de financement de la micro-entreprise, note l’étude. Créée sous la forme d’une société anonyme, la BTS est une banque de dépôt, régie par la loi bancaire. Son capital est de 40 millions de dinars détenu à hauteur de 46 % par 225.000 petits porteurs, le reste étant détenu par l’Etat et sept entreprises publiques. La mission confiée à cette Banque consiste à concourir au développement de la micro-entreprise par le financement des microprojets initiés par des promoteurs appartenant aux couches les moins favorisées de la population. A la différence du Fonds National de l’Artisanat et des Petits Métiers (FONAPRA) institué en 1981 et dont la gestion était confiée aux banques commerciales, la BTS finance les microprojets dont les promoteurs ne disposent pas de garanties réelles ou personnelles. La sélection des bénéficiaires se fait essentiellement sur la base de critères d’éligibilité liés à la qualification professionnelle des promoteurs et à la rentabilité prospective des projets. Le champ d’intervention de la BTS couvre toutes les catégories de petits promoteurs et tous les secteurs d’activité, à l’exclusion des projets à caractère commercial.

Le secteur d’activité : facteur primordial dans l’accord du financement et de la survie du projet

Selon cette étude, le secteur d’activité du projet est un facteur déterminant dans la survie des projets. Les projets initiés dans les secteurs de l’artisanat et des industries mécaniques et métalliques survivent moins longtemps que ceux financés dans le secteur de l’agriculture (la durée de survie est respectivement de 47,8 % et de 24,1 % moins élevée que dans l’agriculture). Les secteurs dans lesquels les projets restent en activité le plus longtemps sont ceux liés aux prestations de services ainsi qu’au bâtiment et annexes. Dans ces secteurs, la durée de vie moyenne des projets est deux fois plus élevée que dans l’agriculture. La durée de vie est aussi plus longue pour les projets dans le secteur de la maintenance, et ceux  du bois et du liège (la durée de survie est respectivement de 19,1 % et de 41,5 % plus élevée que dans l’agriculture). Selon les déductions de l’étude, les projets localisés à Sfax, dans le Centre Est et dans le Sud Est, créent en moyenne plus d’emplois, soit de 1,8, 1,53 et 1,47 respectivement. Ceci est en relation avec la durée de vie des projets financés qui est plus élevée dans ces régions que dans le reste du pays. En rapportant le nombre d’emplois créés aux crédits octroyés par la banque, on observe qu’un crédit de 10.000 dinars permet de créer environ 2.3 emplois en moyenne pour les projets nouvellement créés. Outre la baisse du nombre de projets financés observée entre 2000 et 2004, des changements importants sont intervenus au niveau de leurs répartitions sectorielle et géographique, ainsi qu’au niveau des caractéristiques démographiques et éducatives des bénéficiaires. En matière de répartition régionale, on notera surtout la baisse de la part des projets financés dans le gouvernorat de Sfax,tombant d’environ 16 % en 2000 et 2002, à seulement 8 % en 2004. On notera également le recul de la part des gouvernorats de Gabès et de Zaghouan. En revanche, les gouvernorats du Grand Tunis et celui de Kairouan ont enregistré une progression de leurs parts.
Quant aux secteurs, l’étude relève la progression de la part des services dans l’ensemble des projets qui représentent désormais 45,1 % du total, au lieu de     26,5 % en 2000. Cette progression semble être corrélée avec l’augmentation de la part des diplômés de l’enseignement supérieur parmi les bénéficiaires de crédits. Ceux-ci représentaient 26,8 % en 2004, contre 9,4 % en 2000.

Grand déphasage de la promotion des projets entre les régions .

Pour ce qui est de la répartition géographiques des projets financés, l’étude à déduit que dans certaines régions, la création de projets en grand nombre se traduit par un fort taux de disparition.  Les taux de survie les plus faibles sont enregistrés dans les gouvernorats du Centre Ouest, du Grand Tunis et du Nord Est avec, respectivement, 46 %, 54 % et 57 % des projets en activité au moment de l’enquête. Paradoxalement, ces régions sont celles qui ont bénéficié du financement d’un nombre relativement plus élevé de projets. La concurrence induite par le financement d’un grand nombre de projets, souvent dans des activités similaires, pourrait expliquer les faibles taux de survie observés. Seul, le gouvernorat de Sfax échappe à cette logique. Outre la baisse du nombre de projets financés observée entre 2000 et 2004, des changements importants sont intervenus au niveau de leurs répartitions sectorielle et géographique, ainsi qu’au niveau des caractéristiques démographiques et éducatives des bénéficiaires. En matière de répartition régionale, on notera surtout la baisse de la part des projets financés dans le gouvernorat de Sfax, chutant de16 % environ en 2000 et 2002, à seulement 8 % en 2004, ainsi que le recul de la part des gouvernorats de Gabès et de Zaghouan. En revanche, les gouvernorats du Grand Tunis et de Kairouan ont enregistré une progression de leurs parts.
"source A.M"

Tag(s) : #articles de presse
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