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Au Maghreb, la Tunisie est le premier pays où HSBC a percé, un peu par accident. En effet, la banque britannique est entrée dans le capital de la BIAT, sans l’avoir vraiment cherché, lorsqu’elle avait, dans les années soixante-dix, racheté la British Bank of The Middle East (BBME), dont la filiale tunisienne avait alors fusionné avec la Société Marseillaise de Crédit (SMC), pour donner naissance, moyennant l’apport d’autres capitaux, notamment tunisiens, à la BIAT.
Intéressée alors par la nouvelle banque tunisienne, HSBC a demandé à monter davantage dans le capital, bien au-delà des 15% qu’elle détenait à travers la BBME. N’ayant pas trouvé d’actionnaires prêt à lui vendre sa part dans le capital de la BIAT, HSBC a vendu la quasi-totalité de la sienne, ne gardant que 0,38% du capital, et s’est depuis totalement désintéressée de la BIAT au point de ne plus assister aux réunions des actionnaires. Jusqu’au rachat du groupe Crédit Commercial de France, en 2000, qui a fait monter HSBC dans le capital de la BIAT à hauteur de 6%, car le CCF avait auparavant repris plusieurs participations minoritaires françaises. Depuis, HSBC France siège au conseil d’administration de la banque tunisienne.
Jusqu’à récemment discrètement présente dans le reste de la région, à travers deux de ses filiales -British Arab Commercial bank (BACB) qui a des bureaux en Algérie et au Maroc, et Crédit Commercial de France (CCF)-, HSBC cherche visiblement aujourd’hui à renforcer sa présence dans cette partie du monde.
La première initiative dans ce sens a consisté en l’ouverture, en 2007, d’un bureau de représentation à Tripoli, via sa filiale British Arab Commercial Bank. Ce mois-ci, HSBC en se faisant accorder un agrément pour une implantation en Algérie. HSBC Algérie est opérationnelle depuis début août 2008.
La Tunisie, que HSBC surveille de près depuis plusieurs années, à partir de
France mais également de Londres, où se trouve son quartier général, et via des missions sur le terrain, continue d’intéresser la banque britannique. Toutefois, celle-ci –que les différentes
privatisations dans le secteur bancaire –UIB, Banque du Sud, BTK, BFT- n’ont pas vraiment intéressé, guette encore la bonne occasion pour renforcer sa présence dans notre pays.
webmanagercenter.com - 01/09/2008

Il y a toujours de l'argent de pauvre dans l'argent des riches.
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