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NOUVELOBS.COM | 18.02.2009 | 14:40

"C'est une crise globale, qui a besoin d'une réponse globale" prône le directeur général du Bureau International du travail, qui relève une paupérisation des travailleurs.Le directeur général du BIT , Juan Somavia (Sipa)

Le directeur général du BIT , Juan Somavia (Sipa)

La crise économique et financière est en voie de provoquer "une récession sociale", a averti mercredi le directeur général du Bureau International du travail (BIT) Juan Somavia.
La crise entraîne la paupérisation des travailleurs et, "dans les pays développés, elle affecte surtout les classes moyennes, tout en accroissant la vulnérabilité des plus défavorisés", a relevé Juan Somavia lors d'une rencontre au Club suisse de la presse à Genève.
Juan Somavia a annoncé la prochaine publication d'une analyse des politiques mises en oeuvre par 40 pays membres de son organisation pour lutter contre la crise et ses conséquences sociales.
Ce document devrait être adopté lors du prochain Conseil d'administration du BIT le 23 mars, pour être publié avant le sommet du G20 à Londres début avril, a-t-il dit.
"C'est une crise globale, qui a besoin d'une réponse globale", a souligné le directeur général du BIT en déplorant "l'absence de cadre institutionnel" pour assurer la cohérence des politiques mises en oeuvre.

"Les politiques profitent de la crise"


"Heureusement, le G20 s'est saisi du problème", a-t-il relevé. "Le G20 a une responsabilité de leadership pour maintenir l'aide internationale" pour les pays moins développés, a-t-il souligné.
Juan Somavia a préconisé un "dialogue social global" pour trouver des solutions à la crise.
Prenant l'exemple du secteur automobile, il a recommandé de mettre à la même table les gouvernements, les syndicats du secteur et les grands groupes automobiles afin de "trouver un équilibre entre les aspirations des politiques de défendre le marché du travail dans leur pays et la nécessité de coordonner les politiques et de ne pas céder au protectionnisme".
"Les politiques profitent de la crise pour faire de la politique, mais ce n'est pas ce que les gens attendent. Ce qu'ils veulent, c'est que les politiques se mettent d'accord et agissent pour eux", a-t-il commenté.

51 millions de chômeurs supplémentaires


Le directeur général du BIT a appelé à ne pas oublier les petites entreprises dans les plans de relance de l'économie. "Dans les pays développés, elles représentent plus de 50% de l'emploi", a-t-il souligné.
"Les grandes entreprises licencient très vite, tandis que les petites s'y résignent plus difficilement car cela leur est plus difficile du point de vue humain", a remarqué Juan Somavia. Cependant, a-t-il averti, "les entreprises, surtout les plus grandes, doivent savoir que la façon dont elles gèrent la crise façonnera leur image après la crise. C'est une opportunité pour elles aujourd'hui...".
La crise économique mondiale pourrait mettre au chômage jusqu'à 51 millions de personnes supplémentaires par rapport à 2007, "si la situation continue de se détériorer", selon le rapport du BIT sur l'emploi, publié le mois dernier.

Tag(s) : #articles de presse
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