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La dette serait en fait la somme d'intérêts généraux, ceux des États, des banques et du système boursier, tous unis pour ne pas perdre une once de leur pouvoir, le tout au détriment du citoyen.Selon Bruno Bertez, les gouvernements et les banques creusent le trou de la dette.

Nous avons, dans un article récent, développé une idée, celle selon laquelle le système bancaire et financier était autorisé, voire encouragé, à agir en prédateur sur le dos des citoyens et des contribuables. Le système financier est autorisé à agir en quelque sorte en initié, au sens boursier du terme, sur le dos des citoyens, des contribuables; bref, sur le dos des collectivités.

Le fond même de cet article suggère qu’à la faveur de la crise, des complicités qui n’étaient que latentes entre les gouvernements, les Banques Centrales, la Finance, ces complicités deviennent manifestes.

Le processus est le suivant et nous prenons la peine de le rappeler car il est fondamental :

- Le système kleptocratique a creusé des déficits considérables en particulier par le biais des Etats-providence.

- Les déficits considérables ont débouché sur des endettements non moins considérables.

- Les systèmes bancaires et les gouvernements souverains sont en faillite et constituent un couple maudit.

- Ce système kleptocratique refuse de changer, le couple maudit ne veut ni abandonner ses créances, ni abandonner son pouvoir de creuser des déficits et encore moins abandonner la possibilité de taxer et surtaxer.

- Toutes les solutions mises en place visent à prolonger le système sans plan défini ou annoncé, mais le sens profond est toujours le même, quelles que soient les mesures, d’abord continuer à s’endetter par tous les subterfuges, ensuite, faire des cadeaux à la Finance pour qu’elle se recapitalise quasi gratuitement sur le dos du public, enfin, culpabiliser les citoyens afin de leur faire croire qu’ils vivent au-dessus de leurs moyens ou qu’ils sont bénéficiaires d’inégalités inacceptables.

Sous leur apparente complexité et technicité, les mesures qui sont prises sont des mesures politiques. Mesures subreptices de transfert de richesses par le biais de la monnaie donc mesures fiscales, mesures qui attentent à la souveraineté aussi bien des électeurs que des nations, le tout sans consultation des élus des peuples, sans référendum

Ce qui se passe actuellement à tous les niveaux est honteux, anti-démocratique et dangereux.

Honteux, parce que les politiques dissimulent leurs choix et n’exposent jamais au grand jour la logique de leur action. On accumule des mesures apparemment techniques sans jamais en montrer la logique profonde. On saucissonne. Personne ne fait la synthèse. Or les mesures, en particulier fiscales, font changer la société en profondeur, en particulier du côté des classes moyennes et inférieures. Bien sûr au profit des classes supérieures. Ce qui est mis en place, c’est un socialisme Fabien, une société à deux vitesses, dans laquelle une élite, avec quelques sous-classes complices, exerce le pouvoir. Nous passons d’un système fondé sur la propriété privée, sur la possibilité individuelle d’accumuler du capital productif, d’un système fondé sur la responsabilité et la liberté, à un système qui repose sur la dépendance et l’assistanat. La phrase qui résume tout, mais qui est reprise, sans être formulée, par tous les politiques, est « si vous avez créé cela, en réalité, ce n’est pas à vous que vous le devez ». Sous-entendu, nous avons le droit de vous le confisquer.

source : www.atlantico.f

Tag(s) : #Dette
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