Lundi 8 mars 2010
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Par Nasreddine Ben Hdid
Une chose est certaine. La femme (dans le sens générique du mot), en tous lieux, pour ne parler que de notre époque, vit un malaise plus que certain ou plutôt un
mal-être chronique, qui s’exprime, ici et là, à travers divers mouvements et maintes modes d’expression (pour celles qui peuvent s’exprimer)… Rares sont les pays, où la femme assume sa situation
pleinement s’assume réellement dans son rôle… Une amertume, dont le degré varie réellement et tient la gorge de la femme…
Cette faiblesse, est devenue pour certain(e)s plus d’une manière d’être, plutôt une identité… Les femmes (certaines, il faut bien le dire) vivent bien dans la peau
du «sexe faible », capable par le charme et la malice d’envouter le plus fort des hommes… Un partage réel des fonctions et une réelle répartition des rôles, s’est réellement instauré… Entre les
dames du bois de Boulogne et celle en Burqa en Afghanistan, une différence substantielle, à savoir la manière de consommer la «femelle »…
Sur le plan purement physiologique, la femme est strictement distincte de la l’homme, si on fait omission des «cas litigieux»… Reste à dire que la vie courante et
la morale stagnante, rendent la vie aussi dure pour l’une que pour l’autre, sans oublier la contrainte double que subit la femme, aussi bien de «l’homme » que de la société, y compris des femmes,
ou plutôt certaines femmes !!!
Heureusement que cette fête vienne égayer cet horizon triste et maussade, et induire, le temps d’une journée une allégresse, qui à l’image d’une «cuite» bien faite,
peut décentrer la problématique et rendre la femme «Reine » pour une journée de pédanterie bien charitable…
Nos sociétés arabo-musulmanes vivent une réelle triple crise de la femme. La femme se perd réellement dans cette crise économique mondiale, qui nous fait mal aussi
bien par sa dimension quantitative que par la peur et l’incertitude qu’elle installe. Aussi, cette relation complètement schizophrénique des couples qui oscillent presque tous (dans les meilleurs
des cas) entre une théorisation parfaite de la relation et une pratique que seul la patience de l’une comme de l’autre peut souder… Sans oublier une crise d’identité avec un héritage historique
que nous ne savons encore solder…
Il se fait caricatural de présenter cette opposition entre laïcité et religiosité, comme si l’un et l’autre peut prétendre à présenter une «solution »… L’un comme
l’autre se nourrit d’une exclusion féodale et une forme d’invention d’un «autre » diabolisé (au sujet de la femme) qui sert plutôt à satisfaire un besoin « psychologique», que présenter un réel
et vrai projet de société…
En politique, le sujet de la femme, plus généralement au niveau de toutes les options de notre devenir, se fait encore présenter sous une forme assez primitive de
partition et de polarisation assez naïve… Certaines «femmes » portent encore une accusation assez grave aux hommes et nous imbibent encore et toujours d’une misogynie à l’envers… Les politiciens
de tous bords abordent la question de la femme, comme un levier pour un jeu propre et non comme dans le cadre d’une vision de société plus large, encore introuvable…
L’intégrisme religieux et le fanatisme laïc se présentent comme de réels «Don Quichotte», cherchant des mirages introuvables… La femme devient un prétexte, un alibi
et surtout une manière de surenchère, qui s’écroule souvent devant les murs de la vie réelle…
Sans tomber dans un pessimisme nihiliste, nous osons dire que ceux (et surtout celles) qui travaillent réellement, le font en rangs très dispersés et surtout sans
aucun souci ou pouvoir d’accumulation… Sans quoi, on serait celui qui ne fait que remonter cette pierre retombante…
Sans un retour à l’avis des psys, on peut jurer que concernant le sujet de la femme, on peut certifier qu’on porte tous un réel et vrai désir de se défouler dans
une vraie et réelle bataille… La femme veut bien (re)prendre sa revanche, tandis que l’homme veut bien (re)conquérir un terrain perdu…
Il se fait certain concernant le sujet de la femme de redéfinir dans un souci étymologique la relation entre le «signifiant» et le «signifié»… N’importe qui
prétendre à dire n’importe quoi, voulant dire n’importe quoi, ou plutôt, se donne le droit de redéfinir les pensées et les propos des autres à sa manière…
Tant la femme ne s’est pas dégagée de la logique homme/femme et tant elle continue à définir tout et explique l’équation à travers sa dimension «victimiste», tant
l’année prochaine, je vous balancerai ce même article que vous allez lire tous et toutes avec la même admiration/mépris… Tant on reprend le jeu de la femme chaque 8 mars… Bonne fête à toutes et à
tous…
Nasreddine Ben Hadid
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