Peut-on dire qu’on parle d’économie, lorsqu’on évoque le football ? Sport roi parmi tous les sports, sport dont la fédération internationale serait plus riche que les Nations Unies et certains disent que son budget serait même comparable à celui de la France qui dépassait en 2005 les 288 milliards d’euros. Sport aussi au plus grand et fanatique publique et sport où tout le monde dépense sans compter. C’est aussi, pour notre cas, le meilleur secteur employeur avec les honoraires les plus élevés du monde, jusqu’à se demander s’il ne fallait pas, au lieu de trainer ses enfants des dizaines d’années sur des bancs d’écoles à l’avenir incertain, mieux investir l’argent qu’on dépense pour leurs études dans des entraînements footballistiques ? C’est surtout certainement le seul secteur qui n’a pas recours aux banques et aux bourses pour se financer et c’est en fin le secteur où tout le monde paie, se fait payer, dépense sans compter. Et si, sous d’autres cieux où cela fonctionne comme des entreprises commerciales le football est une activité mieux réglementée, cela n’est pas le cas encore en Tunisie. Plus encore, c’est un secteur où l’information, financière et de gestion, circule le moins, sauf peut-être lorsque les résultats font défaut.
Le redressement de Lemerre et la fiscalité de la fédération !
En Tunisie, les clubs sportifs, sont assimilés à des associations et échappent ainsi à l’impôt sur les sociétés (IS), même lorsqu’ils réalisent des bénéfices à l’occasion de spectacles ou dans les boutiques que de plus en plus de clubs de football ouvrent et dirigent. Ces clubs restent aussi assujettis, bien sûr, à la TVA lorsque les rares occasions s’en représentent.
Il y a en Tunisie quelques 14 clubs de football, au moins dans la division nationale, avec des budgets dont la moyenne est estimée, par des sources financières, à 4 MDT pour chaque club, bien que ces budgets varient de 10MDT pour les plus grands à au moins 1 MDT pour les plus petits d’entre eux. Les dépenses annuelles en salaires et autres de ces clubs sont évalués à pas moins de 50 à 60 MDT, pour les différents entraîneurs et joueurs, et c’est là que jusqu’à présent le bat blesse ! Ce n’est que sur ce chapitre des dépenses de salaires et autres contrats que les clubs de football restent obligés aux retenues à la source. Le font-ils ? Jusqu’à présent et de l’avis même de différentes sources financières, ces clubs ne le font pas ou le font si peu. La scène sportive a d’ailleurs si peu été secouée par une affaire qui, dans une entreprise commerciale, aurait fait date dans sa vie. Selon des sources financières dignes de foi, l’entraîneur de l’équipe nationale de football Roger Lemerre, aurait fait l’objet d’un redressement fiscal de plus 1,5 MDT. Il n’aurait pas été le seul, puisque nos sources parlent de son adjoint aussi. Le second aurait payé son redressement, mais le premier non qui aurait démontré que son contrat était ce qu’on pouvait appeler «brut pour net» ! Il est presque sûr que cela est très probablement le cas du reste des entraîneurs des différents clubs de foot qui seront, bientôt nous dit-on, sous la loupe des services du contrôle fiscal !
Une meilleure transparence des finances des clubs !
Il reste à évoquer certains autres cotés de la vie financière des clubs de football et aussi des dirigeants de ces clubs et de l’impact, réel ou possible, fiscal de ces côtés. Tout d’abord le financement de ces clubs qui doit être mieux réglementé, puisqu’il ne s’agit plus là de simples associations à but non lucratifs. Les clubs de football sont des entreprises commerciales, qui vendent et achètent des joueurs en dinars et en devises, qui importent des containers d’objets, notamment de Chine, pour les besoins de leurs boutiques, réelles ou virtuelles. C’est aussi des entreprises, à lire les journaux de la place qui n’ont pas été par ailleurs démentis, dont les premiers dirigeants font des «dons», ou mettent de leur propre argent (pour utiliser les termes de ces journaux), des millions de dinars. Et l’on ne se permettrait pas de douter que cela soit de leur argent personnel, on aimerait être sûr que cela ne se fasse pas autrement. Cela ne peut se faire que par une réglementation du financement des clubs qui proviennent des cotisations, des dons des entreprises ou des personnes, des recettes des stades, des recettes des télévisions, de la publicité, de la vente et des mercatos des joueurs, sans compter les subventions du ministère. Cette réglementation devra nécessairement sortir les clubs de foot du giron fiscal des simples associations. Elle devra, au moins, mettre des limites de budget, au-dessus desquels le club de foot devra sortir de ce giron et être assujetti à l’IS et à la retenue à la source pour les salaires et les contrats. Cette réglementation, si l’on décide de se pencher enfin dessus, devra aussi instaurer la transparence des comptes, la responsabilisation des dirigeants, instaurer [pourquoi pas au-delà d’un certain niveau de budget] le co-commissariat des comptes et surtout la publication des comptes ou des bilans financiers.
Peut-on dire qu’on parle d’économie, lorsqu’on évoque le football ? Sport roi parmi tous les sports, sport dont la fédération internationale serait plus riche que les Nations Unies et certains disent que son budget serait même comparable à celui de la France qui dépassait en 2005 les 288 milliards d’euros. Sport aussi au plus grand et fanatique publique et sport où tout le monde dépense sans compter. C’est aussi, pour notre cas, le meilleur secteur employeur avec les honoraires les plus élevés du monde, jusqu’à se demander s’il ne fallait pas, au lieu de trainer ses enfants des dizaines d’années sur des bancs d’écoles à l’avenir incertain, mieux investir l’argent qu’on dépense pour leurs études dans des entraînements footballistiques ? C’est surtout certainement le seul secteur qui n’a pas recours aux banques et aux bourses pour se financer et c’est en fin le secteur où tout le monde paie, se fait payer, dépense sans compter. Et si, sous d’autres cieux où cela fonctionne comme des entreprises commerciales le football est une activité mieux réglementée, cela n’est pas le cas encore en Tunisie. Plus encore, c’est un secteur où l’information, financière et de gestion, circule le moins, sauf peut-être lorsque les résultats font défaut.
Le redressement de Lemerre et la fiscalité de la fédération !
En Tunisie, les clubs sportifs, sont assimilés à des associations et échappent ainsi à l’impôt sur les sociétés (IS), même lorsqu’ils réalisent des bénéfices à l’occasion de spectacles ou dans les boutiques que de plus en plus de clubs de football ouvrent et dirigent. Ces clubs restent aussi assujettis, bien sûr, à la TVA lorsque les rares occasions s’en représentent.
Il y a en Tunisie quelques 14 clubs de football, au moins dans la division nationale, avec des budgets dont la moyenne est estimée, par des sources financières, à 4 MDT pour chaque club, bien que ces budgets varient de 10MDT pour les plus grands à au moins 1 MDT pour les plus petits d’entre eux. Les dépenses annuelles en salaires et autres de ces clubs sont évalués à pas moins de 50 à 60 MDT, pour les différents entraîneurs et joueurs, et c’est là que jusqu’à présent le bat blesse ! Ce n’est que sur ce chapitre des dépenses de salaires et autres contrats que les clubs de football restent obligés aux retenues à la source. Le font-ils ? Jusqu’à présent et de l’avis même de différentes sources financières, ces clubs ne le font pas ou le font si peu. La scène sportive a d’ailleurs si peu été secouée par une affaire qui, dans une entreprise commerciale, aurait fait date dans sa vie. Selon des sources financières dignes de foi, l’entraîneur de l’équipe nationale de football Roger Lemerre, aurait fait l’objet d’un redressement fiscal de plus 1,5 MDT. Il n’aurait pas été le seul, puisque nos sources parlent de son adjoint aussi. Le second aurait payé son redressement, mais le premier non qui aurait démontré que son contrat était ce qu’on pouvait appeler «brut pour net» ! Il est presque sûr que cela est très probablement le cas du reste des entraîneurs des différents clubs de foot qui seront, bientôt nous dit-on, sous la loupe des services du contrôle fiscal !
Une meilleure transparence des finances des clubs !
Il reste à évoquer certains autres cotés de la vie financière des clubs de football et aussi des dirigeants de ces clubs et de l’impact, réel ou possible, fiscal de ces côtés. Tout d’abord le financement de ces clubs qui doit être mieux réglementé, puisqu’il ne s’agit plus là de simples associations à but non lucratifs. Les clubs de football sont des entreprises commerciales, qui vendent et achètent des joueurs en dinars et en devises, qui importent des containers d’objets, notamment de Chine, pour les besoins de leurs boutiques, réelles ou virtuelles. C’est aussi des entreprises, à lire les journaux de la place qui n’ont pas été par ailleurs démentis, dont les premiers dirigeants font des «dons», ou mettent de leur propre argent (pour utiliser les termes de ces journaux), des millions de dinars. Et l’on ne se permettrait pas de douter que cela soit de leur argent personnel, on aimerait être sûr que cela ne se fasse pas autrement. Cela ne peut se faire que par une réglementation du financement des clubs qui proviennent des cotisations, des dons des entreprises ou des personnes, des recettes des stades, des recettes des télévisions, de la publicité, de la vente et des mercatos des joueurs, sans compter les subventions du ministère. Cette réglementation devra nécessairement sortir les clubs de foot du giron fiscal des simples associations. Elle devra, au moins, mettre des limites de budget, au-dessus desquels le club de foot devra sortir de ce giron et être assujetti à l’IS et à la retenue à la source pour les salaires et les contrats. Cette réglementation, si l’on décide de se pencher enfin dessus, devra aussi instaurer la transparence des comptes, la responsabilisation des dirigeants, instaurer [pourquoi pas au-delà d’un certain niveau de budget] le co-commissariat des comptes et surtout la publication des comptes ou des bilans financiers.
Peut-on dire qu’on parle d’économie, lorsqu’on évoque le football ? Sport roi parmi tous les sports, sport dont la fédération internationale serait plus riche que les Nations Unies et certains disent que son budget serait même comparable à celui de la France qui dépassait en 2005 les 288 milliards d’euros. Sport aussi au plus grand et fanatique publique et sport où tout le monde dépense sans compter. C’est aussi, pour notre cas, le meilleur secteur employeur avec les honoraires les plus élevés du monde, jusqu’à se demander s’il ne fallait pas, au lieu de trainer ses enfants des dizaines d’années sur des bancs d’écoles à l’avenir incertain, mieux investir l’argent qu’on dépense pour leurs études dans des entraînements footballistiques ? C’est surtout certainement le seul secteur qui n’a pas recours aux banques et aux bourses pour se financer et c’est en fin le secteur où tout le monde paie, se fait payer, dépense sans compter. Et si, sous d’autres cieux où cela fonctionne comme des entreprises commerciales le football est une activité mieux réglementée, cela n’est pas le cas encore en Tunisie. Plus encore, c’est un secteur où l’information, financière et de gestion, circule le moins, sauf peut-être lorsque les résultats font défaut. Le redressement de Lemerre et la fiscalité de la fédération ! En Tunisie, les clubs sportifs, sont assimilés à des associations et échappent ainsi à l’impôt sur les sociétés (IS), même lorsqu’ils réalisent des bénéfices à l’occasion de spectacles ou dans les boutiques que de plus en plus de clubs de football ouvrent et dirigent. Ces clubs restent aussi assujettis, bien sûr, à la TVA lorsque les rares occasions s’en représentent. Il y a en Tunisie quelques 14 clubs de football, au moins dans la division nationale, avec des budgets dont la moyenne est estimée, par des sources financières, à 4 MDT pour chaque club, bien que ces budgets varient de 10MDT pour les plus grands à au moins 1 MDT pour les plus petits d’entre eux. Les dépenses annuelles en salaires et autres de ces clubs sont évalués à pas moins de 50 à 60 MDT, pour les différents entraîneurs et joueurs, et c’est là que jusqu’à présent le bat blesse ! Ce n’est que sur ce chapitre des dépenses de salaires et autres contrats que les clubs de football restent obligés aux retenues à la source. Le font-ils ? Jusqu’à présent et de l’avis même de différentes sources financières, ces clubs ne le font pas ou le font si peu. La scène sportive a d’ailleurs si peu été secouée par une affaire qui, dans une entreprise commerciale, aurait fait date dans sa vie. Selon des sources financières dignes de foi, l’entraîneur de l’équipe nationale de football Roger Lemerre, aurait fait l’objet d’un redressement fiscal de plus 1,5 MDT. Il n’aurait pas été le seul, puisque nos sources parlent de son adjoint aussi. Le second aurait payé son redressement, mais le premier non qui aurait démontré que son contrat était ce qu’on pouvait appeler «brut pour net» ! Il est presque sûr que cela est très probablement le cas du reste des entraîneurs des différents clubs de foot qui seront, bientôt nous dit-on, sous la loupe des services du contrôle fiscal ! Une meilleure transparence des finances des clubs ! Il reste à évoquer certains autres cotés de la vie financière des clubs de football et aussi des dirigeants de ces clubs et de l’impact, réel ou possible, fiscal de ces côtés. Tout d’abord le financement de ces clubs qui doit être mieux réglementé, puisqu’il ne s’agit plus là de simples associations à but non lucratifs. Les clubs de football sont des entreprises commerciales, qui vendent et achètent des joueurs en dinars et en devises, qui importent des containers d’objets, notamment de Chine, pour les besoins de leurs boutiques, réelles ou virtuelles. C’est aussi des entreprises, à lire les journaux de la place qui n’ont pas été par ailleurs démentis, dont les premiers dirigeants font des «dons», ou mettent de leur propre argent (pour utiliser les termes de ces journaux), des millions de dinars. Et l’on ne se permettrait pas de douter que cela soit de leur argent personnel, on aimerait être sûr que cela ne se fasse pas autrement. Cela ne peut se faire que par une réglementation du financement des clubs qui proviennent des cotisations, des dons des entreprises ou des personnes, des recettes des stades, des recettes des télévisions, de la publicité, de la vente et des mercatos des joueurs, sans compter les subventions du ministère. Cette réglementation devra nécessairement sortir les clubs de foot du giron fiscal des simples associations. Elle devra, au moins, mettre des limites de budget, au-dessus desquels le club de foot devra sortir de ce giron et être assujetti à l’IS et à la retenue à la source pour les salaires et les contrats. Cette réglementation, si l’on décide de se pencher enfin dessus, devra aussi instaurer la transparence des comptes, la responsabilisation des dirigeants, instaurer [pourquoi pas au-delà d’un certain niveau de budget] le co-commissariat des comptes et surtout la publication des comptes ou des bilans financiers.
"source A.M"
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