La production mondiale régresse légèrement, en raison des corrections à la baisse pour l’Argentine et le Canada. Mais, le chiffre le plus important, celui des stocks finaux, c’est-à-dire la quantité de grains qui restera dans les silos à la fin de la campagne, augmente, ce qui rassure les opérateurs.
Le tableau du bilan américain, en revanche, est nettement plus inquiétant, et donc… haussier. Le stock de blé recule sous la pression de la consommation intérieure et d’une demande à l’exportation accrues. Les réserves américaines de blé sont au plus bas depuis soixante ans, de l’ordre de 7 500 000 tonnes. Les stocks finaux de maïs reculent également à cause de la demande à l’export. Ces nouvelles évaluations pourraient propulser le blé à de nouveaux sommets sur le marché de Chicago, mais les observateurs européens restent sur leurs gardes et se méfient des mouvements d’un marché où la spéculation joue un rôle grandissant.
La semaine dernière, à Chicago, les opérateurs flairant un rapport mensuel haussier se sont empressés d’acheter, dans l’espoir de revendre encore plus cher après la parution du rapport. Du coup, la séance du vendredi 7 décembre 2007 s’est terminée quand le gain autorisé maximum de 30 cents pour un boisseau a été atteint. Cette euphorie sur les marchés à terme contraste avec l'ambiance du marché physique. Avec des cours aussi élevés, ni les Américains, ni les Européens ne sont compétitifs dans les appels d'offre lancés dernièrement par l'Inde, le Pakistan, la Turquie ou encore l'Egypte.
« source RFI »
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