Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

La Banque Centrale de Tunisie fait, depuis quelques mois mais dans le cadre de toute une démarche stratégique axant sur la qualité des services bancaires, un grand pressing sur les banques pour qu’elles améliorent la qualité des services offerts à leurs clients. On notera, dans ce cadre, la mise sur pieds d’un observatoire des services bancaires, désormais doté d’un site Internet propre et qui s’est surtout démarqué par la publication d’un tableau comparatif des coûts des différents services qu’offrent les banques tunisiennes à leurs clients. On se rappelle encore cette déclaration qui nous avait été faite par Taoufik Baccar, gouverneur de la BCT, lors d’une récente interview. Il annonçait alors que «nous avons déjà épinglé trois ou quatre banques que nous allons sanctionner pour ne pas s'être conformées à ces dispositions». Une déclaration qui démontre en effet le sérieux de la BCT, lorsqu’elle parle de la mise en application de sa stratégie d’amélioration des services et de veiller à son application !
Nous apprenons à cet effet que les principales défaillances relevées par l’équipe de Taoufik Baccar, essentiellement à travers leurs visites de contrôle et le bon traitement des plaintes qui leur sont parvenues, se résument en quatre. Il s’agit essentiellement du retard enregistré dans l’ouverture de comptes non professionnels, de la non publication des délais d’exécution des opérations bancaires, de dépassement des délais fixés pour la fourniture des services bancaires et surtout de la non publication et la non information des clients sur le taux d’intérêt réel et effectif !
Les opérations de contrôle, du degré d’application par les banques des différentes circulaires qui leurs ont été envoyées concernant l’amélioration de leurs services bancaires, ont en effet épinglé plus d’une banque. Certaines ont écopé d’une sommation. Il s’agit d’Attijari Bank et de la Biat, et ce sur la base de l’article 42 de la loi sur les institutions financières. Ce dernier indique en effet que «Les infractions à la législation et à la réglementation bancaires sont poursuivies à l'initiative du gouverneur de la banque centrale de Tunisie et exposent les établissements de crédit qui s'en sont rendus coupables aux sanctions suivantes ; l'avertissement, le blâme ou une amende dont le montant peut atteindre cinq fois le montant de l'infraction, recouvrée au profit du trésor au moyen. La sanction peut même aller à «la suspension de tout concours de la banque centrale de Tunisie, l'interdiction d'effectuer certaines opérations et toutes autres limitations dans l'exercice de l'activité, le retrait de la qualité d'intermédiaire agréé ou même le retrait de l'agrément ».
Trois autres banques ont écopé d’un simple avertissement. Il s’agit de la Banque de l’Habitat (BH), de la Société Tunisienne de Banque (STB) et de la Banque Nationale Agricole (BNA). Pour ces cinq institutions bancaires donc, il ne s’agissait là que d’un simple carton jaune !
Il y a cependant eu aussi et surtout des cartons rouges. Deux banques de la place en ont en effet écopé. Ce carton rouge a même pris la forme, selon nos informations, d’une importante amende pécuniaire, au profit du trésor public.
Au-delà de son caractère «scoopiste» comme pourraient l’en accuser certain, cette information qui, comme nous l’avions signalé plus haut donne le ton quand au sérieux de cette autorité de contrôle qu’est la BCT lorsqu’elle parle d’amélioration de la qualité des services bancaires et en fait une priorité. Elle montre surtout aux clients des banques qui ont enfin osé s’en plaindre et écrire à l’Observatoire ou à la BCT, que leurs doléances ont trouvé oreilles attentives et que la loi est au-dessus de tous, y compris des pourvoyeurs d’argent ! Ces sanctions devraient enfin montrer la voie à suivre pour le reste du secteur bancaire. Une voie où le respect du client est le seul garant d’une amélioration de la récolte des ressources de cette clientèle et le seul garant du gain de la bataille de la concurrence, lorsque l’investissement étranger dans les activités de service et surtout le secteur bancaire, deviendra complètement libre !
« source A.M »

Publicité
Tag(s) : #articles de presse
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :