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C'est un petit cadeau de Noël qui tombe à point nommé pour les consommateurs, en Europe comme aux Etats-Unis : la baisse des prix des carburants à la pompe dans le sillage du recul des cours pétroliers, conjuguée à celle des produits alimentaires, va leur redonner du pouvoir d'achat.
Et peut-être redresser un peu leur moral et relancer un peu la consommation - le principal moteur de la croissance au moment où l'investissement et les exportations sont en panne - si l'on en croit les instituts mesurant la confiance des ménages.
Depuis plusieurs semaines, la baisse des prix est particulièrement sensible pour les produits pétroliers après la chute des cours du baril, tombé près de 50 dollars. Le litre de gazole, le carburant le plus utilisé par les automobilistes français, s'est vendu en moyenne 1,09 euro entre le lundi 24 et le dimanche 30 novembre, 3,5 centimes de moins que la semaine précédente et très loin de son record du 30 mai (1,45 euro), selon le relevé hebdomadaire l'Union française des industries pétrolières (UFIP).
Le prix du super sans plomb 95 a pour sa part reculé à 1,14 euro dans des proportions identiques, alors qu'il avait culminé à 1,49 euro fin juin. Quant à celui du fioul domestique, il est tombé à 0,65 euro (contre 1,01 euro en juillet).
Certains jouent de ces prix bas comme d'une arme commerciale. A l'initiative de responsables d'hypermarchés distribuant des carburants (en Seine-Maritime, Gironde, Finistère, Calvados...), le gazole est parfois vendu moins de 1 euro le litre. Un niveau qu'il n'avait pas connu depuis mars 2005, selon les relevés de l'UFIP. Ces directeurs de grandes enseignes en ont fait un produit d'appel pour attirer les clients, les marges des hypermarchés sur les carburants étant très faibles, voire nulles.
L'inflation s'atténuant, le moral des ménages s'est amélioré en novembre comme en octobre, même si l'indice mesuré par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) reste très bas. La hausse est, en effet, plus sensible sur la perception de leur niveau de vie futur. Alors qu'ils s'attendent pourtant à une forte poussée du chômage en 2009, la baisse des prix de l'énergie et de l'alimentation, ainsi que les politiques d'intervention des gouvernements européens pour soutenir l'activité, semblent leur insuffler un regain d'optimisme.
« source le monde le 01.12.2008 »
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