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Une dette étouffante pour l’économie tunisienne:

Le 14 janvier 2011, la Révolution tunisienne a chassé Ben Ali. Le dictateur en fuite a laissé derrière lui une lourde dette : 30 Milliards de Dinars. Son service pour l’année en cours s’élève à environ 4,07 Milliards de Dinars, soit 8 fois le budget des affaires sociales et 6 fois le budget de l’Emploi.

 

Cette dette n’est pas legitime:

Contractée par le régime de Ben Ali, elle répond parfaitement à la qualification juridique de dette «odieuse». Selon cette doctrine de Droit international:

 Si un pouvoir despotique contracte une dette non pas pour les besoins et dans les intérêts de l’État, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, etc., cette dette est odieuse pour la population de l’État entier (…). Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation ; c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée, par conséquent elle tombe avec la chute de ce pouvoir. 

 

Un choix de développement qui nous conduit droit dans le mur:

A l’heure où la Tunisie doit mobiliser toutes ses ressources financières afin de mettre fin à la situation de précarité et de chômage dans laquelle vit la jeunesse révoltée, le gouvernement provisoire préfère payer afin, dit-il, de rassurer les créanciers et de « sauvegarder l’image de la Tunisie » ! Bien que le paiement annuel de la dette extérieure ait constitué, entre 1970 et 2009, un transfert net de capitaux de l’ordre de 4 Mds de dinars de la Tunisie vers ses créanciers, en plus de la charge financière importante que constitue le remboursement, l’unique option qu’imposent aussi bien le gouvernement que les bailleurs de fonds est la poursuite du cyclede l’endettement.

 

Nos revendications

Afin de libérer le peuple tunisien de la charge de cette dette odieuse, pour lui permettre de réaliser ses aspirations nationales, avec de réelles chances de réussite, les associations ainsi que les individus signataires de ce communiqué :

1) Dénonçons le rôle du FMI et de la Banque Mondiale dans l’appauvrissement des peuples et le soutien des dictatures

2) Revendiquons la suspension du remboursement de la dette publique

3) Appelons à la mise en place d’un audit citoyen de la dette par une Commission constituée de membres de la société civile et de membres de l’Exécutif, dans le but d’annuler la part odieuse et illégitime de la dette.

4) Prévenons l’acquisition future de dettes illégitimes et asservissantes en inscrivant dans la Constitution des mécanismes de contrôle de l’endettement public


Faites partager SVP 
merci
http://yezzina-meddyoun.org/petition/


                                                                                                        

                                                

 

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Tag(s) : #Dette
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