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Faut-il être NAHDHAOUI pour parler de la Finance islamique ?????!!!!!!

 

 voir l'article ci-dessous

 

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Ezzedine khoja, "la Tunisie peut devenir un centre financier islamique"                         

 La genèse de la finance islamique remonte à un peu plus de trois décennies. Basée sur al-Fiqh (jurisprudence islamique), elle présente un modèle différent du système financier mondial. Le "Lundi économique", une émission de Radio Kalima et de Gnet, a ouvert le débat autour du concept de la finance islamique, son présent et son avenir dans le

Publié le Mardi 12 Juillet 2011 à 11:09

La genèse de la finance islamique remonte à un peu plus de trois décennies. Basée sur al-Fiqh (jurisprudence islamique), elle présente un modèle différent du système financier mondial. Le "Lundi économique", une émission de Radio Kalima et de Gnet, a ouvert le débat autour du concept de la finance islamique, son présent et son avenir dans le monde, et spécialement en Tunisie. Ont été invités au débat : Ezzedine Khoja, Secrétaire Général du conseil général des banques et institutions financières islamiques dont le siège est à Manama (capitale Bahreïnie), Hédi Ben Brahem, expert en économie-gestion et membre du mouvement Ennahdha et Mongi Mkadem, économiste.  Ecoutez :



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"La finance islamique présente un modèle différent du système financier mondial. Elle repose sur al-Fiqh (Jurisprudence islamique), et revêt trois caractéristiques", explique le Tunisien Ezzedine Khoja, un expert chevronné de la finance islamique, établi à Bahreïn.  

La première est que la relation entre la banque et le client n’est pas une relation entre prêteur et emprunteur, liée à un taux d’intérêt. Cette relation repose sur un contrat appelé "Moudharaba". Le client, propriétaire de l’argent, le dépose à la banque. Cette dernière le fait fructifier, et les bénéfices sont répartis entre les deux parties selon des taux convenus. "Le modèle islamique repose sur la médiation par l’investissement et non sur la médiation financière".

La deuxième spécificité est que la banque islamique est liée à l’économie réelle. Tous ses instruments mènent à la production d’une nouvelle marchandise, voire à une création de richesses contrairement à l’économie traditionnelle qui s’appuie sur des mouvements monétaires, et opère dans l’économie virtuelle.

La troisième spécificité est le partage des pertes et profits.

Mais les banques islamiques ne sont-elles pas en train d’appliquer le Ribâ (l’usure) d’une manière différente, voire déguisée ? Et puis, comment ces banques vont-elles assurer leur pérennité, en l’absence de bénéfices ? S’interroge Mongi Mkadem. Pour Ezzedine Khoja, "les banques islamiques s’éloignent de l’usure pour des principes éthiques, tous les oulémas musulmans sont unanimes à attester que l’usure est interdite en Islam".   

Le système basé sur les taux d’intérêt, relève-t-il encore, n’a pas réalisé les résultats escomptés, et pour preuve, les nombreuses crises auxquelles il s’est heurté. En polarisant l’argent, et en le vendant plusieurs fois moyennant des taux d’intérêt, les banques conventionnelles s’engagent dans ce que j’appelle  "un cercle infernal économique", indique Ezzedine Khoja. Et d’expliquer : "La crise mondiale a montré que le financement de l’économie par des prêts à taux d’intérêt, donne lieu à un mouvement monétaire qui est en rupture avec le mouvement économique. Alors que dans l’économie islamique, la masse monétaire équivaut au volume de l’activité économique réelle, car il y a création de marchandises et de richesses".

Pour Hédi Ben Brahem, dans la finance islamique, "l’argent n’est pas une marchandise, mais un moyen. Les gens s’adressent aux banques islamiques en quête de Mousharaka".
Et d'expliquer : "La banque propose au client un contrat de mourabaha. Elle achète à sa place une voiture, une maison…, puis  la lui vend à tempérament. Les contrats de Mourabaha contiennent une "Mousharaka" (participation), de la part de la banque, l’argent islamique est un argent propre".

Pour Ezzedine Khoja, la finance islamique est la chose la plus importante que la nation musulmane pourrait offrir au reste du monde, elle qui n’a rien donné au monde depuis quatre siècles. "L’industrie financière islamique, malgré son jeûne âge -35 ans-, a tenu à être une industrie financière complète, qui a sa philosophie, ses piliers, ses contrats, ses références et ses critères. Elle a mis en place des institutions l’organisant, unifié ses critères comptables, de gestion de risques, de gouvernance, etc".

L’intérêt pour la finance islamique dans le monde est passé par deux phases, souligne-t-il. "La phase avant la crise, et la phase après la crise. Avant la crise, les pays occidentaux y ont manifesté un intérêt et les grandes banques ont ouvert des filiales de finance islamique, car, elles voulaient profiter d’une part du gâteau de l’argent islamique. Au départ quantitatif et lucratif, cet intérêt est devenu après la crise, qualitatif. L’Occident y a montré un intérêt grandissant, car les principes de la finance islamique le prémunissent contre les crises. L’Occident y est tellement intéressé, que l’on craint qu’il nous dépasse, et qu’il nous apprend ce qu’on a", dit Ezzedine Khoja, qui reconnait que "la finance islamique n’est pas encore arrivée à maturité". La solution ? "Il faut que l’on mette en place le cadre législatif approprié pour favoriser l’essor des banques islamiques, et arriver à les exporter".  

Pour Mongi Mkadem, "il est exagéré de dire que l’Occident est fort intéressé par la finance islamique, si c’était le cas, c’est parce qu’il y a beaucoup d’argent qui tourne autour de ces institutions et qu’il veut en profiter". Il appelle à séparer l’idéologie et business.  

Quid des deux banques islamiques tunisiennes, Ezzitouna et Baraka Bank ? Pour Hédi Ben Brahem, cette expérience a donné lieu à des résultats limités, car, les autorisations étaient accordées auparavant aux personnes, sans un passage par la banque centrale. C’est maintenant qu’on est en train de mettre en place un cadre législatif, dit-il, indiquant que la Tunisie a besoin de finance islamique à même d’ouvrir de nombreuses perspectives de développement.

"Le mouvement Ennahdha prévoit dans son programme le développement de la finance islamique dans le cadre de la diversification des sources de financement", fait-il savoir, précisant que  "les banques islamiques peuvent cohabiter avec les banques conventionnelles".

La Tunisie qui va abriter les 15 et 16 juillet, à Gammarth, le premier congrès maghrébin de la finance islamique "a tous les attributs l’habilitant à devenir un centre financier islamique", conclut Ezzedine Khoja.

H.J.

source : http://www.google.tn/#q=un+d%C3%A9bat+r%C3%A9alis%C3%A9+par+l%27emission&hl=fr&prmd=ivns&ei=RVgdTtPVJczEtAaWw5yyDQ&start=10&sa=N&fp=b88b720d46830893&biw=1024&bih=541

 

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