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Si les pays de l'Union Européenne restent les investisseurs privilégiés en Tunisie, avec une forte présence notamment dans le secteur du textile, des centres d'appels et du tourisme, les investisseurs du Golfe considèrent avec un intérêt accru la Tunisie comme destination d'investissements.

Depuis 2006, les investissements provenant des pays du Golfe s'accélèrent et concernent non seulement le tourisme mais aussi d'autres secteurs prometteurs tels que les technologies de l'information et des télécommunications, le secteur bancaire ou encore l'immobilier. L'année 2006 a ainsi été marquée par l'entrée en Tunisie d'une nouvelle génération d'investisseurs, à savoir des entreprises du Kowait, des Emirats Arabes Unis et d'Arabie Saoudite.

En plus du rachat effectué en 2006 par TECOM Investments et Dubai Investment Group de 35% du capital de Tunisie Télécom (2,25 milliards de dollars), Sama Dubai, filiale d'investissement international du groupe Dubai Holding développe le projet de la Cité du Siècle - The Mediterranean Gate. Ce projet représente le plus gros investissement (14 milliards de dollars) jamais réalisé en Tunisie, propulsant Dubai en tête des investisseurs étrangers dans le pays.

Cet intérêt croissant des investisseurs du Golfe a été confirmé par la présence de nombreux hommes d'affaires prestigieux du monde arabe lors du premier Forum économique de Tunisie les 8 et 9 novembre dernier. Lors du forum Mohammed Al Gergawi, ministre d'Etat, chargé des Affaires du Conseil des ministres des Emirats Arabes Unis et président de Dubai Holding a indiqué que la Tunisie « offre d'innombrables opportunités d'investissement au niveau de l'Afrique du Nord et même de l'Europe du Sud: elle constituera une capitale économique de cette région ».

Les investisseurs du Golfe présents au Forum ont souligné que si la croissance économique, la stabilité politique et l'environnement des affaires favorable attirent les investissements étrangers, de nombreux progrès restent encore à faire notamment dans les domaines financier et bancaire. Un secteur qui demeure encore peu développé et relativement faible et qui « ne reflète pas la croissance réelle de l'économie tunisienne », a dit Mustafa Farid Geninah, PDG de Dubai Capital. Il a ajouté que « le gouvernement doit encourager les fusions dans le secteur bancaire, et inciter davantage les entreprises et banques tunisiennes à s'introduire en Bourse ».

Une autre préoccupation relevée durant le Forum a concerné la convertibilité totale du dinar. Les investisseurs demandent, en effet, l'accélération du processus. Selon le gouverneur de la Banque Centrale, Tawfik Baccar, « la libéralisation totale du dinar est liée au développement du système bancaire. La Tunisie doit donc en premier lieu développer et moderniser ses institutions bancaires en corrélation avec les standards internationaux, avant de pouvoir accéder à la convertibilité totale du dinar ».


Les flux d'investissements directs étrangers (IDE) ont joué un rôle primordial dans le développement de la Tunisie du Changement ces deux dernières décennies. Les IDE ont fortement augmenté, passant de 100 millions de dinars en 1986 à 4,4 milliards en 2006. Le nombre d'entreprises étrangères implantées dans le pays est passé de 402 en 1986 à 2 803 à la fin 2006. Sous l'impulsion gouvernementale, la promotion des investissements a permis d'augmenter sensiblement les exportations qui contribuent aujourd'hui pour plus de la moitié au Produit Intérieur Brut (PIB).

La progression des IDE découle de plusieurs facteurs. En premier lieu, le programme de privatisation, initié après le Changement de 1987, a entraîné un transfert d'expertise et un apport de capitaux étrangers dans de nombreux secteurs phares de l'économie. Par ailleurs, la Tunisie a encouragé le développement d'un climat des affaires très attractif et le pays jouit d'une grande stabilité économique et sociopolitique à une époque où les investisseurs recherchent avant tout un environnement stable.

Enfin, au cours des vingt dernières années, la Tunisie a déployé des efforts considérables pour conforter une position géographique estimée comme « idéale » aux yeux des exportateurs et autres investisseurs. Une stratégie que le Fonds monétaire international (FMI) a qualifié de « stratégie de développement orientée à l'international ». Les accords préférentiels établis avec l'UE donnent un atout supplémentaire à la Tunisie dans sa quête d'investissements étrangers.

Le XIe Plan de Développement (2007-2011) s'annonce très ambitieux dans la mesure où le principal objectif est de « stimuler l'investissement privé, notamment dans les secteurs à haute valeur ajoutée » et d' « améliorer le climat des affaires et attirer davantage d'IDE ».
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Tunisie: Investissements directs étrangers

 

Si les pays de l'Union Européenne restent les investisseurs privilégiés en Tunisie, avec une forte présence notamment dans le secteur du textile, des centres d'appels et du tourisme, les investisseurs du Golfe considèrent avec un intérêt accru la Tunisie comme destination d'investissements.

Depuis 2006, les investissements provenant des pays du Golfe s'accélèrent et concernent non seulement le tourisme mais aussi d'autres secteurs prometteurs tels que les technologies de l'information et des télécommunications, le secteur bancaire ou encore l'immobilier. L'année 2006 a ainsi été marquée par l'entrée en Tunisie d'une nouvelle génération d'investisseurs, à savoir des entreprises du Kowait, des Emirats Arabes Unis et d'Arabie Saoudite.

En plus du rachat effectué en 2006 par TECOM Investments et Dubai Investment Group de 35% du capital de Tunisie Télécom (2,25 milliards de dollars), Sama Dubai, filiale d'investissement international du groupe Dubai Holding développe le projet de la Cité du Siècle - The Mediterranean Gate. Ce projet représente le plus gros investissement (14 milliards de dollars) jamais réalisé en Tunisie, propulsant Dubai en tête des investisseurs étrangers dans le pays.

Cet intérêt croissant des investisseurs du Golfe a été confirmé par la présence de nombreux hommes d'affaires prestigieux du monde arabe lors du premier Forum économique de Tunisie les 8 et 9 novembre dernier. Lors du forum Mohammed Al Gergawi, ministre d'Etat, chargé des Affaires du Conseil des ministres des Emirats Arabes Unis et président de Dubai Holding a indiqué que la Tunisie « offre d'innombrables opportunités d'investissement au niveau de l'Afrique du Nord et même de l'Europe du Sud: elle constituera une capitale économique de cette région ».

Les investisseurs du Golfe présents au Forum ont souligné que si la croissance économique, la stabilité politique et l'environnement des affaires favorable attirent les investissements étrangers, de nombreux progrès restent encore à faire notamment dans les domaines financier et bancaire. Un secteur qui demeure encore peu développé et relativement faible et qui « ne reflète pas la croissance réelle de l'économie tunisienne », a dit Mustafa Farid Geninah, PDG de Dubai Capital. Il a ajouté que « le gouvernement doit encourager les fusions dans le secteur bancaire, et inciter davantage les entreprises et banques tunisiennes à s'introduire en Bourse ».

Une autre préoccupation relevée durant le Forum a concerné la convertibilité totale du dinar. Les investisseurs demandent, en effet, l'accélération du processus. Selon le gouverneur de la Banque Centrale, Tawfik Baccar, « la libéralisation totale du dinar est liée au développement du système bancaire. La Tunisie doit donc en premier lieu développer et moderniser ses institutions bancaires en corrélation avec les standards internationaux, avant de pouvoir accéder à la convertibilité totale du dinar ».


Les flux d'investissements directs étrangers (IDE) ont joué un rôle primordial dans le développement de la Tunisie du Changement ces deux dernières décennies. Les IDE ont fortement augmenté, passant de 100 millions de dinars en 1986 à 4,4 milliards en 2006. Le nombre d'entreprises étrangères implantées dans le pays est passé de 402 en 1986 à 2 803 à la fin 2006. Sous l'impulsion gouvernementale, la promotion des investissements a permis d'augmenter sensiblement les exportations qui contribuent aujourd'hui pour plus de la moitié au Produit Intérieur Brut (PIB).

La progression des IDE découle de plusieurs facteurs. En premier lieu, le programme de privatisation, initié après le Changement de 1987, a entraîné un transfert d'expertise et un apport de capitaux étrangers dans de nombreux secteurs phares de l'économie. Par ailleurs, la Tunisie a encouragé le développement d'un climat des affaires très attractif et le pays jouit d'une grande stabilité économique et sociopolitique à une époque où les investisseurs recherchent avant tout un environnement stable.

Enfin, au cours des vingt dernières années, la Tunisie a déployé des efforts considérables pour conforter une position géographique estimée comme « idéale » aux yeux des exportateurs et autres investisseurs. Une stratégie que le Fonds monétaire international (FMI) a qualifié de « stratégie de développement orientée à l'international ». Les accords préférentiels établis avec l'UE donnent un atout supplémentaire à la Tunisie dans sa quête d'investissements étrangers.

Le XIe Plan de Développement (2007-2011) s'annonce très ambitieux dans la mesure où le principal objectif est de « stimuler l'investissement privé, notamment dans les secteurs à haute valeur ajoutée » et d' « améliorer le climat des affaires et attirer davantage d'IDE ».

 

« source Oxford Business Group »

 

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Tag(s) : #articles de presse
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