Le comité exécutif de la plus grande instance du football, la FIFA, s’est embourbé dans une grosse affaire de corruption. Au centre de ce scandale, nous retrouvons le comité en question, chargé de la désignation des pays hôtes de la coupe du monde. En effet, selon le Sunday Times, plusieurs responsables africains sont mis en cause. Qui par son silence, et qui pour être pris la main dans le sac, dont Mr Amos Adamu. Ce président de l’union des fédérations ouest africaines de football (UFAO) a accepté de monnayer sa voix pour la modique somme de 600 000 euros, lors du vote du conseil exécutif du 02 décembre 2010. L’autre mis en cause serait Mr Reynald Temarii, président de la fédération de football de l’Océanie, et vice président de la FIFA.
A l’origine de cette affaire, deux reporters du Sunday times qui se faisaient passer pour des intermédiaires qui travaillaient pour un consortium de sociétés américaines. Les soit disant sociétés chercherait à s’assurer que la coupe du monde allait se jouer aux USA, et qu’elle serait prête à investir pour que les choses aillent dans ce sens, ce qui aurait probablement alléché le malotru président. Lors d’un rendez-vous filmé en camera caché, Amos Adamu aurait exigé la somme de 600 000 qui lui serait remise directement, pour lever la main lors du vote en faveur des Etats Unis.
Selon Jeune Afrique, Amos Adamu n’est pas le seul africain à s’être mouillé dans cette histoire de pots de vin. En effet, d’autres responsables au sein de la Fifa auraient parlé longuement de la corruption au sein de leur instance, surtout au sein du comité exécutif. D’autres ont carrément proposé leurs services. Le malien Amadou Diakité, un ancien membre du comité exécutif de la Fifa aurait avoué que les pots de vin touchés par certains membres, pouvaient avoisiner les un million de dollars, en échange des voix, avant de revenir sur ses propos en disant qu’il a inventé cette histoire.
Un autre africain serait aussi incriminé selon jeune Afrique, il s’agirait du tunisien Slim Aloulou. Mr Aloulou est membre du comité exécutif de la CAF, de la FIFA, et chargé de diriger la délégation conjointe FIFA-CAF, il préside plusieurs commissions, notamment la commission des statuts et règlement de la FIFA. Il était également le président de la fédération tunisienne de football.
Cette grave accusation a été infirmée quelques heures après. Selon un communiqué de la FIFA, diffusé sur le site officiel de l’instance mondiale de football, seules deux personnes sont incriminées dans cette affaire, en l’occurrence Mr Amos Adamu et Mr Reynald Temarii.
Il est à rappeler que les pays candidats à l’organisation de la coupe du monde 2018 sont l’Angleterre, la Russie, Belgique - Pays-Bas et Portugal – Espagne, en co-organisation. A noter également que les Etats Unis se sont retirés de la course, juste quand le scandale a éclaté, le 15 octobre dernier.
A deux semaines du vote du conseil exécutif, Mr Blatter aura certainement, pas mal de chats à fouetter, ainsi que Mr Hayatou, dont dépendent les mis en cause, doit vite réagir, et de la manière la plus sévère qui soit, afin de redorer le blason de son instance déjà mise a mal par les agissements de ses administrés. La FIFA a lancé une enquête pour élucider cette affaire, qui ne manquera pas de révéler d’autres magouilles, et de mettre à nu d’autres vautours qui parasitent autour du football. Ce qui est dommage, c’est que ces pseudos responsables du football n’ont rien compris au principe de l’émulation et a la sportivité. Pierre de Coubertin en ragerait sous sa tombe.
(Source: Tunivision.net le 21 octobre 2010)
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